JULIA SIDONIA FELIX.....
D(is) M(anibus) / memoriae / Iulia Sidonia Felix / de nomine tantum / cui nefas ante diem / ruperunt stemina Par/cae quam procus heu / nuptiis Hymeneos con/tigit ignes ingemuere / omnes Dryades doluere puellae / et Lycina facis demerso lumi/ne flevit virgo quod et so/lum pignus fueratque paren/tum Memphidos haec fu/erat divae sistrata{e} sacer/dos hic tumulata silet / aeterno munere somni / v(ixit) a(nnos) XVIIII m(enses) IIII d(ies) XIIII / h(ic) s(ita) e(st)
« Julia Sidonia Felix fut heureuse de nom seulement. Les Parques ont cruellement coupé avant l’heure le fil de ses jours. Un fiancé n’a pu hélas l’entraîner vers les feux de l’hyménée; toutes les dryades en ont gémi, les jeunes filles se sont lamentées, et Diane, en éteignant son flambeau, a pleuré parce qu’une vierge était morte, seul amour de ses parents. Elle avait été prêtresse porteuse de sistre de la déesse de Memphis. Ensevelie ici, elle jouit dans le silence du bienfait éternel du sommeil. Elle a vécu dix-neuf ans, quatre mois et quatorze jours. Elle repose ici. »[i]
Émouvante évocation de parents, contenant pudiquement une frustration, surtout que leur fille n’avait pas connu un amour autre que filial. Car en se consacrant au culte d’Isis, divinité orientale, la défunte avait observé l’abstinence, elle portait cet instrument de musique égyptien (le sistre). L’usage de l’allégorie, (Heureuse de nom seulement : felix), l’évocation des divinités, chacune dans son « rôle », font appel à l’hellénisme, qui ne devait pas être méconnu de l’aristocratie Cirtéenne.
[i] Traduction de Berthier A et Goossens S. Constantine . Imp Toulousaine.1964. en p.53..
A.BOUCHAREB